CPI : le Sénégal réaffirme son soutien aux principes du Statut de Rome
Une délégation de la Coalition africaine et mondiale pour la Cour pénale internationale a échangé, ce 8 octobre, avec le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa SARR sur les pressions visant la juridiction internationale, la lutte contre l’impunité et la réparation des victimes.
Le Sénégal réaffirme son attachement à la Cour pénale internationale (CPI). C’est le message porté par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa SARR lors de son entretien avec une délégation de la Coalition pour la CPI, composée de représentants de la société civile du Tchad, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, de la République centrafricaine, du Congo et du Maroc. Il y’avait aussi une représentante de la coalition mondiale pour le CPI.
La délégation a salué la disponibilité du ministre avant d’exprimer ses préoccupations face aux pressions exercées contre la CPI et certains de ses membres. Elle a souhaité voir le Sénégal jouer un rôle moteur dans le plaidoyer en faveur du maintien des États dans le système du Statut de Rome, afin de prévenir l’impunité.
Évoquant le procès de Hissène Habré, les représentants de la société civile ont également souligné que la question de la réparation des victimes demeure une préoccupation, malgré le jugement rendu au Sénégal. Ils ont salué la résilience des magistrats sénégalais concernés ainsi que le soutien apporté par le Sénégal à la justice internationale.
En réponse, le ministre a réaffirmé le soutien officiel du Sénégal aux magistrats sénégalais de la CPI ainsi que son attachement aux principes et valeurs qui ont présidé à sa création. Il a notamment rappelé avoir reçu le Procureur adjoint de la Cour, le Sénégalais Mame Mandiaye Niang, après le Premier ministre, lors de son récent passage au Sénégal.
Sur la réparation des victimes de Hissène Habré, le ministre a estimé que le Sénégal avait assumé ses responsabilités en faisant juger l’ancien président tchadien et qu’il appartenait désormais à la coalition de la CPI de poursuivre le plaidoyer auprès des instances africaines et internationales.
Enfin évoquant l’Assemblée des États parties prévue à La Haye, le ministre a indiqué de son agenda, qu’il pourrait y prendre part, rappelant que le Sénégal fut le premier État à ratifier le Statut de Rome. Il a réaffirmé, à cette occasion, l’engagement du Sénégal en faveur des principes et valeurs défendus par la Cour pénale internationale.






